Thérèse Casgrain: La gauchiste en collier de perles

Éditeur FIDES
Paru le
Numérique - Epub Protection: filigrane ISBN: 9782762135183
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Avant-propos à la nouvelle édition de 2015 L’Histoire s’écrit au jour le jour. S’efface aussi parfois. Mais il arrive que l’actualité remette au goût du jour ceux qui ont fait cette Histoire. Entre autres, lorsque certaines décisions de ceux qui nous gouvernent ont pour effet immédiat de rendre invisibles les pionnières du droit des femmes au Canada. Pendant des années, ces femmes, dont Thérèse Casgrain, ont eu un timbre à leur effigie, un billet de banque de 50?$, voire un prix. Le remplacement du Prix du bénévolat Thérèse Casgrain, par le Prix du Premier ministre (du Canada), a ravivé l’intérêt pour la vie de cette femme, hors norme, hors cadre, cette bourgeoise portant le cœur à gauche. La gauchiste en collier de perles retrace les luttes que Thérèse a menées, avec une poignée de femmes et la complicité de quelques hommes, dont son mari. Elle a défendu le droit au travail, pour les femmes, et le droit des femmes mariées de disposer de leur salaire. Elle a fait la promotion de À travail égal salaire égal qu’elle définissait ainsi?: «?…non pas seulement en durée, ce qui ne signifie pas grand chose, mais en quantité et en qualité.?» C’était en 1933, au plus fort de la grande crise. À la même époque, Thérèse souhaitait que des crèches (garderies) soient ouvertes pour permettre aux femmes qui travaillent d’y laisser leurs enfants en toute quiétude, le jour. Thérèse était une visionnaire, et pas uniquement en ce qui concerne les droits des femmes. En juillet 1959, sous le gouvernement Duplessis, elle fait campagne pour une instruction publique et obligatoire pour tous jusqu’à l’âge de seize ans, pour la gratuité scolaire et pour un régime de prêts et bourses de même que pour un financement adéquat des universités. Elle souhaite la disparition des caisses électorales, siège de la corruption qui mine les vieux partis, et réaffirme la nécessité de «?donner aux employés des services publics le droit d’association et de faire la grève?». Thérèse propose la création d’un organisme de planification économique pour veiller à la conservation des ressources naturelles qui, «?actuellement ne servent qu’à augmenter le bien-être du petit nombre au dépens de la plus grande partie de la population.?» Ses idées seront reprises par le gouvernement libéral de Jean Lesage et feront partie du programme menant à la Révolution tranquille. Dans le premier quart du siècle dernier, les femmes ont bataillé ferme pour obtenir le droit à l’éducation supérieure et, tout au long des décennies suivantes, pour accéder à la pratique des professions. Et ce n’est que depuis avril 1940 qu’elles peuvent voter et se porter candidates aux élections en cette province. Au moment d’écrire ces lignes, force m’est de constater que les acquis sont plus fragiles que jamais. Nos filles et petites-filles doivent en être conscientes; leurs frères et conjoint devraient l’être aussi?: le couperet qui tombe en ce moment sur certains programmes ou chapitres de ceux-ci affectera d’abord les femmes. Nicolle Forget Longueuil, 31 décembre 2014.

Les libraires craquent

  • Commenté dans la revue Les libraires par Mariane Cayer, librairie Daigneault

    Fille d’un des plus grands financiers de son temps, née littéralement avec une cuillère d’argent dans la bouche, Thérèse Forget-Casgrain avait tout pour mener une vie de grande bourgeoise, sans trop se préoccuper du sort de son prochain. Elle choisira pourtant de combattre, rempo rtant la bataille du suffrage féminin d’abord, puis de nombreuses autres ensuite. La biographie que Nicolle Forget présente est essentiellement centrée sur les innombrables engage - ments de Thérèse Casgrain et s’intéresse moins à sa vie personnelle. Cela donne donc une oeuvre fascinante portant sur les luttes de cette femme et une vue de l’intérieur du mouvement féministe.

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Un billet à l’effigie d’une Canadienne

Par publié le

Le 8 mars dernier était lancée une consultation publique dont l’objectif était de dénicher la Canadienne emblématique du pays qui se retrouvera sur le premier billet de banque de la prochaine série imprimée par la Banque du Canada. Des 460 femmes qui ont rempli les critères requis lors du processus de sélection, douze ont été retenues pour la longue liste. Et parmi celles-ci, les auteures sont en nombre impressionnant! Avant de vous présenter la douzaine de femmes en lice, rappelons que les crit

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